Margaux Pizzo, passion animale à la Citadelle

Qui sait que la direction du Parc zoologique de la Citadelle est assumée par une femme, et jeune ? Rencontre avec Margaux Pizzo arrivée en décembre 2014.

©Erich Chatelain

Son parcours

Montpelliéraine d’origine, Margaux Pizzo est depuis deux ans en charge de la collection du zoo de la citadelle. A 29 ans, elle est la plus jeune directrice de zoo en France. Ingénieur agronome passionnée par la vie animale, Margaux peut se prévaloir d’une formation complémentaire de terrain, par ses nombreuses actions bénévoles en centres de soin et les multiples stages effectués en France et à l’étranger. Après un premier poste à la Ménagerie du Jardin des plantes à Paris, elle enrichit son expérience au Zooparc de Beauval. Elle manage aujourd’hui une équipe d’une trentaine de soigneurs, techniciens et vétérinaires.

Du Zoo de la Citadelle

« Notre parc zoologique bénéficie d’une reconnaissance internationale en particulier pour ses compétences zootechniques dans la préservation des espèces. La récente naissance des 3 tigreaux nés en reproduction naturelle –rare-, celle des Lions d’Asie sont de parfaits exemples, dont nous sommes évidemment très fiers. Mais nous gérons d’autres programmes de reproduction et de réintroduction, moins connus, tout aussi essentiels, par exemple pour la réintroduction en milieu naturel de l’Apron du Rhône ou encore de l’Ara Chloroptère (grands perroquets) dans la forêt argentine. Grâce aux tickets d’entrée du week-end sur la biodiversité, nous finançons également des projets régionaux, comme le projet Chantier Nature, qui montrent que nous tâchons d’être sur tous les fronts. »

Mission : lutter !

« Rêve d’enfance » devenu réalité, métier de passion mais aussi profession à risques,  sa mission auprès du règne animal se concentre sur un objectif unique : lutter à son « humble » niveau contre « l’appauvrissement de la biodiversité ». Mais elle aime à rappeler que chacun peut à sa manière participer à la non disparition d’espèces, dans nos villes, dans nos jardins, y compris des plus communes, abeilles et autres… Ce message, le résultat des expériences menées, réussies ou particulières, sur l’élevage de lémuriens ou de gibbons notamment, Margaux envisage de les partager lors de prochaines conférences en 2017.