Il s’y est préparé toute sa vie. En faisant de la com’, de la régie, de l’accueil d’artistes, de la programmation, en étant bras droit (« et gauche ! »), bénévole, factotum, successivement à la Crèmerie, aux Passagers du Zinc, au Cousty, au Cylindre, à la Rodia, et enfin à l’Usine, à Genève.

Il apprend le métier, se frotte aux tourneurs, aux producteurs, développe une grande proximité avec les artistes, et se fait adouber par les plus grands.

J’ai l’art, et surtout la musique, dans le sang, dit-il. Après ma première date, les Arts dans les Champs, organisée en 98 du côté d’Ornans, j’ai réalisé qu’il était plus facile de mettre en avant le talent des autres, que d’être soi-même artiste.

Depuis lors, Antonin joue les intermédiaires et fait profiter de son carnet d’adresse qui s’étoffe en même temps.

J’ai assez travaillé pour les autres, poursuit-il. Après des années d’expériences intenses, ingrates, passionnantes, formatrices, aujourd’hui j’ouvre un projet qui fait sens, qui a toute sa place dans cette ville.

Désormais, c’est lui le « patron », avec ses deux associés (Cyril Hentzen et François Michelet) d’un haut-lieu des sorties bisontines pendant 40 ans, le Cousty, rebaptisé l’Antonnoir.

L’homme compte rendre l’établissement alternatif et indispensable à la vie nocturne.

On va tenter des coups, rien n’est figé, faire des concerts à 2 h du matin, le dimanche après-midi…

À terme, au moins deux concerts par semaine et des dj.

Il y aura du live tout le temps, de tout, mais surtout pas de musique commerciale. J’y veillerai.

À coup sûr.

L’Antonnoir est sur Facebook 21 rue de Dole – 03 81 52 49 94