Samedi 16 septembre 2017, place au journaliste et écrivain à succès Sorj CHALANDON, pour une rencontre forte en émotion qui replonge l’auteur dans son passé.

 

Tout commence par cette déclaration brutale : « j’ai 22 ans et c’est la première fois de ma vie que j’ai défoncé de colère une porte à coup de poing. C’est le jour où j’ai appris qu’on peut mourir en allant travailler ». Quarante-deux mineurs morts dans les années 70, voici la première colère de l’écrivain. Des émotions retranscrites dans son roman « Le jour d’avant ».

 

« Mes larmes à moi, elles vont où ? »

 

Pendant des années, l’auteur a noirci ses cahiers à spirales. Une page consacrée à son métier de journaliste, l’autre regroupant ses sentiments. Dans ses romans, Sorj CHALANDON retranscrit avec ferveur les mots qu’il n’a pu exprimer lors de sa carrière de journaliste. Dans « Le 4ème mur » pour les camps de SABRA et CHATILA, dans « Le jour d’avant » pour ces 42 mineurs. Le lauréat du Prix GONCOURT des Lycéens 2013 pour son roman « Le quatrième mur » est un homme de caractère. Il affirme au travers de ses écrits certaines souffrances du monde. Cependant, il prononce sur un ton grave, le refus de révéler dans un roman, le traumatisme profond provoqué par le procès Klaus BARBIE.

 

Pourquoi ne peut-il décrire ce qu’il a vu et entendu ?

 

Ce traumatisme vient des derniers témoins et dernières victimes de la Seconde Guerre Mondiale. Les paroles de ces personnes ont été pour lui les plus bouleversantes de sa vie. Au-delà de ces reportages réalisés sur les fronts de guerre, c’est bien cette histoire qui l’a le plus ébranlé. Entre colère, émotions et sentiments, Sorj CHALANDON se révèle être un homme de résistance. Tous les jours il arbore une montre LIP au poignet. « C’est ma façon à moi de soutenir de tout cœur ces ouvriers »

 

Alexie LE CORROLLER, Ansoire ATTOUMANI, Sybill FONDELOT, Dorine GOBILLOT