Le 17 septembre 2017, Jean-Baptiste Andrea parlait de son premier combat « Ma reine », lors d’une conférence, puis d’une séance de dédicace, où il a répondu à quelques questions concernant son entrée dans l’arène du monde littéraire.

 

 

Pourquoi êtes-vous passé de la réalisation de film à la rédaction d’un livre ? 

 

Parce que plus on fait de films, plus on veut grandir dedans, plus les films deviennent gros. Plus ils deviennent gros plus ils deviennent chers. Plus ils deviennent chers, moins ils peuvent être créatifs. Forcément il faut un plus grand public, c’est donc une équation qui est devenue au bout d’un moment difficile. Je travaille sur un film pour enfant avec Pathé qui me tiens très à cœur. De toute façon, il faut qu’il se fasse mais j’ai envie de continuer dans la littérature parce que ça offre une telle liberté plus qu’au cinéma et je sentais que je commençais à me heurter à des éléments non créatifs. 

 

Avez-vous une Reine ?

 

J’ai une reine, ma femme.

 

L’histoire est-elle inspirée de votre enfance ? 

 

Oui, il y a des éléments de moi enfant, mais j’aime bien partir d’un souvenir ou d’une infime partie de moi que je vais exagérer jusqu’à ce qu’elle ne soit plus reconnaissable. On écrit toujours mieux sur des choses que l’on connait.

 

Pensez-vous l’adapter au cinéma ?

 

Non pas du tout. J’ai très envie de garder ça complètement séparé. Ce n’est pas ce que je fais moi au cinéma. C’est trop sensible pour le réalisateur que je suis qui est plus bourrin.Je ne suis pas aussi fin au cinéma.

 

Que pensez-vous du festival ?

 

Je suis arrivé il y a à peine deux heures. J’adore le fait qu’on puisse échanger avec des gens, je trouve ça vraiment très sympa. J’ai fait Nancy la semaine dernière, j’essaie de voir si c’est la même idée. Je trouve ça formidable de voir tant de gens qui sortent pour les bouquins, ça me fout la banane. Le seul truc, c’est que comme je suis encore inconnu, je ne signe pas beaucoup, mais ça me permet d’admirer les gens qui passent, et de me dire que tous ces gens sortent pour se mettre au milieu des livres. Il y a quand même de l’espoir.