LDLB : Rencontre pluvieuse sous un arbre

Journaliste free-lance pour TF1, M6 et Rolling Stone, l’écrivain Sébastien SPITZER était présent pour la première fois au festival Livres Dans La Boucle le weekend du 16 Septembre 2017.

 

Après Ennemis intimes, les Bush le Brut et Téhéran en 2006 et Raisons d’Etat, Contre-enquête sur le juge BRUGIERE en 2007, il sort son premier roman à 47 ans. C’est donc avec celui-ci, Ces rêves qu’on piétine aux éditions de l’Observatoire, qu’il honore de sa présence le deuxième festival de Besançon. Cet œuvre met en lumière les ombres de Magda GOEBBELS, femme la plus puissance du troisième Reich nazi, et de ceux qui tentent de survivre à l’enfer. Le succès est immédiat avec la victoire du prestigieux Prix STANISLAS 2017. C’est à l’écart de son stand, sous un arbre, à l’abris des gouttes Bisontines, que la rencontre a eu lieu. A la fois sympathique et sincère, il a accepté de répondre à nos questions :

 

Pourquoi passer du journalisme à l’écriture d’un roman ?

 

« Quand j’avais 12/13 ans, j’ai toujours su que je serai écrivain. Mais pour avoir des choses à raconter, il a fallu que j’aille me frotter au monde ; voir sa réalité en face. J’ai passé 25 ans à me confronter aux zones de conflits… Après réflexions, j’étais enfin prêt. Il ne fallait pas raconter de bêtises ou des choses approximatives. Je me suis alors documenté avec l’aide de documentalistes et d’archivistes. Cela m’a pris 3 ans pour écrire le roman. »

 

 

Qu’est-ce que le salon représente pour vous ?

 

« C’est seulement mon troisième salon. Pour moi c’est un rêve qui se réalise car c’est l’occasion de rencontrer tous ces auteurs, ces éditeurs que j’admire tant. Je discute et parfois je dine avec eux, j’ai même obtenu des numéros de téléphone ! Certains me fascinent encore plus que quand je les lisais et d’autres me déçoivent, mais c’est formidable de pouvoir enfin les rencontrer. Quant aux lecteurs, ils viennent soit parce qu’ils ont entendu parler du livre, soit parce qu’ils l’ont acheté par curiosité. Il y a aussi le bouche à oreille. Je rencontre beaucoup de personnes. Pour ceux qu’ils l’ont lu ils me donnent leurs impressions… c’est très agréable. Mais je vois plus de lecteurs potentiels que de lecteurs accomplis. »