Les images d’un homme de pouvoir

©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe©Jean Charles Sexe
En 2017, Besançon célèbre le 500e anniversaire de la naissance d’Antoine de Granvelle (1517-1586), diplomate au service des Habsbourg et l’un des personnages les plus illustres de la ville. C’est le Musée du Temps, installé au sein du palais construit par son père Nicolas Perrenot de Granvelle, qui abrite tout naturellement cette commémoration.


L’Éminence pourpre est la première exposition qui lui est spécifiquement consacrée, et pour l’occasion, le musée du Temps a souhaité aborder Antoine de Granvelle selon un prisme spécifique, celui de l’image du prélat, du XVIe siècle à aujourd’hui. C’est donc intentionnellement que les collections des Granvelle, très réputées en leur temps et aujourd’hui conservées dans les plus grands musées du monde, ne sont pas abordées. « On y découvre les représentations de la puissance d’un homme qui était au service de Charles Quint, puis de Philippe Deux, précise Laurence Reibel, conservateur en chef du musée du Temps. L’exposition se présente en deux volets : dans la salle de la Tenture est évoqué son rôle au service des Habsbourg, dans l’Europe du XVIe siècle, bouleversée par les conflits politico-religieux. La seconde partie est dédiée à son image, car Antoine de Granvelle était très soucieux de la diffuser auprès de ses proches, de sa famille et sur tout le territoire. »

Outre les collections municipales, dont la riche correspondance d’Antoine de Granvelle, l’exposition est l’occasion de mettre en valeur les œuvres de la région. Deux tableaux conservés dans les églises de Cromary et Scey-Maisières y sont présentés pour la première fois. Seize musées, bibliothèques et archives ont également prêté des œuvres. Des estampes satyriques ont été prêtées par Amsterdam et un siège d’église aux armoiries du cardinal par Bruxelles. Pour la première fois également est exposée dans toute sa longueur une pompe funèbre de 34 planches qui détaillent un cortège en hommage à Charles Quint.

Une exposition remarquable à découvrir jusqu’au 18 mars au Musée du Temps.