Déchets de rue : la parole aux enfants

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Mercredi 13 Décembre, à l’occasion d’une opération lancée par la direction Voirie Propreté et la mission Développement durable de la Ville de Besançon, les enfants des classes de CE2 et CM1 de l’école Bourgogne ont participé pendant une matinée au ramassage des déchets dans les rues du quartier des Epoisses, retour sur expérience :

Lorsque 100 paires de main s’activent à nettoyer un quartier, tout un chacun pourrait imaginer les rues plus propres que propre en un claquement de doigts, Pour autant, les 92 élèves des écoles de CE2 et CM1 de l’école Bourgogne ont eu beau mettre la main à la patte, nombres de déchets arpentent encore les rues des Epoisses.

On a trouvé des couteaux, un pneu, des bouteilles en verre, des canettes, des couches, beaucoup de cigarettes… des choses dangereuses en plus d’êtres sales ! S’exclame Sarah

En deux heures de ramassage, accompagné de douze parents d’élèves, des associations du quartier et de membres de la direction propreté de la Ville, la petite troupe a ramassé pas moins de 93 kilos de déchets.

Dans certains pays, les gens jettent leurs déchets par terre et tout est très sale. Ici on a la chance d’avoir des poubelles partout alors pourquoi jeter par terre ?

Vidad et ses camarades sont indignés par ce qu’ils trouvent.

On peut tomber malade, les animaux et les fleurs aussi, les microbes se développent. Si la ville est plus propre, on peut respirer !

Les enfants de 8 à 10 ans ont déjà tout compris :

Les déchets polluent la terre, et sans la terre on ne peut pas manger, sans l’air on ne peut pas respirer et les déchets tuent les arbres qui font de l’air. Sans l’eau on ne peut pas vivre et les déchets rendent l’eau tellement sale que même les poissons meurent dedans. Chakir – 9 ans

De gauche à Droite : Chakir, Ambre, Sarah & Vedad ©Emmanuel Eme

Eux, ils jetaient déjà leurs déchets avant l’opération et possèdent déjà une forte conscience de leur environnement, pour autant,

En faisant cette petite expérience avec les plus jeunes qui sont déjà proches de l’écologie et du vivre ensemble, en s’appuyant sur des chiffres évoquant, on espère qu’ils se feront porte-paroles d’une société plus respectueuse de son environnement et que leurs comportements ne changeront pas » indique Gwenaël Martin, qui suit l’opération pour la direction voirie propreté de la Ville.

Alors que l’opération avait déjà porté ses fruits dans le quartier Clairs-Soleils il y a quelques mois, l’espoir demeure qu’à terme, ce genre d’initiatives n’ai plus lieu d’être et que chacun deviennent responsables de ses déchets.

C’est triste qu’il y ai des gens qui s’en fiche, nous ce qu’on a vu, ce qu’on a ramassé, c’est ce qu’on fait des gens qui s’en fiche des autres, et ça c’est pas bien. Conclut Ambre.