Il édite des papiers peints « pour que l’on se sente bien ». Des lés à motifs végétaux et animaux également déclinés en abat-jour et coussins. Virgile Lanz, fondateur de l’Atelier Virgül, peuple les intérieurs des merveilles extérieures.

Il était petit à petit tombé en désuétude mais voilà que depuis quelques années, le papier peint revient en force. C’est en tombant sur un catalogue de déco des années 70, incrusté dans la poussière de son grenier, que Virgile Lanz a eu l’idée d’en fabriquer. En plein boom des motifs géométriques, lui a pris le contrepied en proposant un univers animal et végétal, dessiné par Joseph Vernot, qu’il décline aussi sous forme de coussins et luminaires. La fameuse coquille art déco côtoie des plantes carnivores, du corail, des poissons volants, flamants et autres cigales, inspirés des dessins oniriques de William Moris, chantre de l’Arts&Crafts. Le tout dans des couleurs vives, histoire de sortir des classiques beige, blanc, crème.

« Pour changer une déco, au lieu de racheter un canapé à plusieurs milliers d’euros, on peut s’offrir quelques coussins ou un lé de papier peint et le tour est joué ! », conseille Virgile.

Une nouvelle collection en 2018

Le jeune freelance a fondé l’Atelier Virgül en 2015, après cinq ans passés comme webmaster.

« Je connaissais beaucoup d’artistes et de créatifs, j’avais envie de faire le lien entre artistes et artisanat ».

Il fabrique en flux tendu, chez lui, avec une imprimante, à l’exception de quelques coussins confectionnés dans un atelier de couture à Gerardmer. Les tissus quant à eux sont produits à Roubaix. Soucieux de la qualité de ses produits et de leur impact écologique, il utilise des encres latex sans solvant. Ses papiers et accessoires, présentés au salon Maison et objet en 2015 et 2016, sont vendus en boutiques (à Paris, Vannes, Bordeaux et Besançon), sur internet et proposés par des décorateurs et architectes. Il a notamment travaillé avec le cabinet Tardi pour la décoration d’une salle de la biscuiterie Cornu à Fontain.

Ce qui marche le mieux ? « Le motif hirondelle, best-seller, et les luminaires, moins engageants dans la durée que du papier peint ».

Après avoir proposé une série « clochers comtois » dessinée par Maxime Riquelme, et une gamme inspirée des fonds marins, il s’apprête à éditer sa troisième collection, « moins thématique, mais toujours en lien avec la nature ». Elle sera disponible