Elle possède plusieurs boutiques à son nom en Chine. Ses vêtements et accessoires sont vendus en Europe, aux Etats-Unis, en Asie, en Afrique. La mode n’a pas de frontières pour la styliste Afyda Antara.

Du cuir, du cuir, encore du cuir.

La peau constitue le fil rouge des collections d’Afyda Antara. Un amour qui lui vient en partie de son père, touareg, tanneur dans ses jeunes années. L’histoire familiale a fortement influencé la destinée de la styliste, qui, très tôt, montre un goût prononcé pour la mode.

 » Ma maman cousait tous nos vêtements. J’allais avec elle chercher les tissus à la foire. J’étais très exigeante : je voulais des chemises blanches à col rond et du tissu à carreaux « 

Alors que ses parents l’imaginent médecin ou avocate, elle se voit développer sa propre collection de vêtements. Les débuts sont durs : après une formation de modéliste à Poitiers, une boutique parisienne lui claque la porte au nez. « Ça a été la douche froide. Je n’avais pas les épaules assez solides à l’époque». Blessée, elle s’expatrie en Italie à Florence où elle se forge une solide expérience, dessine des bijoux pour Morellato, des sacs, des chaussures et aussi des accessoires pour Prada, Gucci…

« Porter un message »

De retour à Besançon en 2011, elle monte sa propre maison « Afyda Antara ». Elle dessine une collection pour homme, femme, enfant, composée notamment de vestes en nappa, un cuir souple, inspirées des uniformes qui la fascinent. La jeune femme imagine des vêtements audacieux tels que le col’art : une chemise associée à un col en cuir détachable et interchangeables qu’elle fait fabriquer en Italie et au Portugal. En parallèle, Afyda continue de dessiner pour des tiers (des casques de motos, des coussins, des vélos…) et vend des pièces uniques en petites quantités lors de pop-up stores, des boutiques éphémères.

 » Ces collections capsules me poussent à me renouveler. Ça crée une attente, une surprise, les gens adorent ça »

Désormais, le souvenir de l’échec de Paris est loin. « Aujourd’hui, on m’appelle pour me proposer des collaborations et je peux me payer le luxe de refuser des propositions ». Son rêve ? Que sa maison soit reconnue dans le monde entier, pour porter loin son slogan « se démarquer, c’est être remarquable ».