Créé l’année dernière, le Salon du cheval de Bourgogne Franche-Comté a démarré très fort en étant le quatrième rendez-vous français du genre, derrière Lyon, Paris et Avignon. Du 16 au 25 février dernier, sa deuxième édition a définitivement transformé l’essai avec 24 000 visiteurs accueillis à Micropolis. Retour sur la manifestation avec François Alleguède, Président du Comité Régional du Tourisme Équestre.

 

Quel bilan dressez-vous du Salon qui vient de s’achever ?

L’édition 2017 avait accueilli près de 30 000 visiteurs, dont beaucoup de curieux, attirés par cette « première ». Avec 24 000 entrées, la fréquentation de cette année s’est resserrée autour des publics pratiquants ou ceux souhaitant découvrir de nouvelles disciplines. A ce titre, la découverte reste la marque de fabrique de notre Salon qui offre un large panorama sur l’offre équestre actuelle. Nous avons naturellement proposé le grand concours de saut d’obstacles, qui constitue le socle de la pratique, des concours de dressage ou de horseball, une Tournée des As, des spectacles, des présentations d’élevage et des animations équestres. En complément à tout cela, nous avons aussi proposé de nombreuses nouveautés.

Lesquelles ?

Par exemple, avec quatre champions d’Europe et les meilleurs Français, les démonstrations de western ont beaucoup plu. Le hunter – une discipline méconnue, entre dressage et saut d’obstacles – a très bien marché, tout comme l’attelage, le cross poney indoor ou les concours de chevaux islandais et comtois. Autre nouveauté, nous avons organisé notre première vente de chevaux. A cette occasion, professionnels et particuliers ont proposé près de cinquante chevaux à la vente.

Sur les dix journées de Salon, y en a-t-il une qui vous a particulièrement marqué ?

Avec ses activités autour de la pratique handi-cheval, la journée « Cheval & Différences » a été un moment fort en émotions. L’an passé, cela avait déjà été une belle réussite et cette année, le public a encore triplé : 300 personnes – handicapées ou seniors – ont pris part aux activités proposées. A vrai dire, nous avons été victimes de notre succès et nous avons malheureusement dû refuser du monde. Nous prendrons nos dispositions pour l’année prochaine.

Justement, comptez-vous organiser un troisième Salon ?

Oui, cette deuxième édition nous a confortés dans l’idée que le Salon répondait à une attente du public. Pour lui offrir un programme d’animations toujours plus riche, nous envisageons notamment d’aménager une piste supplémentaire, l’an prochain. En parallèle, nous réfléchissons déjà à d’autres nouveautés…

©Eric Chatelain

Un poids économique digne d’un cheval comtois

 

A travers la Bourgogne Franche-Comté, la filière équine c’est :

 

  • 38 000 chevaux
  • 2 « berceaux de race » avec l’Auxois et le Comtois
  • 3 170 entreprises
  • 1 060 emplois directs
  • 33 500 licenciés (3ème rang national)
  • 2 500 élevages
  • 180 millions d’euros de chiffre d’affaires global (éleveurs, établissements équestres, équipementiers, vétérinaires, maréchaux-ferrants…)