Mais comment a-t-elle pu en arriver là ? Pourtant, mais que Marianne était jolie. Marianne Blanchard descendue de l’affiche est devenue artiste-dessinatrice. Tombée du poster dans l’encre de la sérigraphie, voilà que le bouillon de culture amélioré à l’art nouveau lui impose une sérieuse remise en question.

©Eric Chatelain

 

L’ex entraineuse en chef du Club de Gym abandonne momentanément les mouvements alternatifs et l’imagerie évènementielle pour inventer un tout beau tout neuf cabinet de curiosités ouvert à tous. Mais quel Mucha l’a donc piquée ?

Dans sa grande entreprise de mutation, Marianne Blanchard oscille entre art et non art. Son travail de fourmi lui impose la dévoration d’ouvrage sur les insectes, ses complexes laissés au bestiaire les livres anciens comme plus contemporains, ne font pas un pli, tout y passe. Abeilles, scarabées et autres libellules se laissent attraper dans ses filets.

Elle joue intentionnellement sur deux tableaux, le message se veut aussi environnemental : appropriation et dénonciation avant disparition des espèces. La flore et la faune des bois, les mystères désormais élucidés. Le ready-made de Marianne propose des produits à l’esthétique et à la plastique inédites.

 

©Eric Chatelain

Quelle belle époque! icônes de la nature placée sous cadres, sous verres bombés tendus de dentelles, les insectes comme suspendus pour illustrer le temps qui passe.

La microfaune oui mais pas que. Les fleurs, les ornements, des créatures oniriques et autres mammifères cornus de nos forêts, tout se joue sur cartes à gratter, sur papier marbré. Non le papier n’est pas mort. Points d’encrage, Marianne Blanchard est partout, en visite chez les barbiers de la rue du lycée à Besançon jusqu’au 25 mai, à Nancray au Musée de plein air des Maisons comtoises jusqu’au 7 juillet.

Et aussi… Place des Arts à Granvelle les 26 et 27 mai 2ème marché des créateurs square Bouchot les 2 et 3 juin, Marché des créateurs Place Pasteur les 16 et 17 juin et sur la toile via son site internet.