Arrêtée dans son élan mais pas dans son envol, la jeune bisontine Ecco, demi-finaliste de The Voice, entend bien surfer sur l’engouement qu’a suscité l’émission de TF1. Portrait de Jade de son vrai nom, une jeune fille en fleur bien loin d’une artiste en herbe.

A encore  16 ans en ce mois de janvier, son interprétation de «Life on mars » de David Bowie avait laissé pantois les quatre coaches de The Voice, lors de l’audition à l’aveugle. Tous s’étaient retournés, d’un bloc, pour choisir cette toute jeune fille à la voix aussi claire que ses cheveux bouclés. Une voix et déjà une présence pour Ecco, qui sait ce qu’elle veut.

Le mot de soutien de sa plus grande fan de l’époque, Maurane (RIP) :

« The Voice a une énorme visibilité dont j’espère profiter pour me faire repérer et produire, même si j’ai échoué au pied du podium. Je vais travailler pour aller plus loin et faire de la musique mon métier ».

©Jean-Charles Sexe

Repérée lors d’un concours de chant où l’organisateur a parlé d’elle à  Bruno Berberès, le directeur artistique de The Voice, Ecco avait en effet hésité à y participer, même si elle est fan de l’émission depuis son plus jeune âge.

« Si j’ai accepté d’y aller, c’est pour cette raison : progresser et me faire des contacts. Je savais que ce serait intense, non stop et qu’on allait me regarder comme si j’étais quelqu’un d’autre. Je suis pourtant toujours Jade, il faut savoir faire le distinguo entre la vraie vie et la vie artistique. »

Elle compose déjà, chante dans un groupe bisontin de métal progressif et oriental, Neptune Quartet, et espère que les deux tremplins qu’ils viennent de remporter les mèneront encore plus loin.

Du classique à Radiohead

Pour l’heure, Jade est retournée à ses cahiers – pour passer le bac de français ce mois de juin, en série L, au lycée Pasteur  de Besançon – et  Ecco à son piano et à ses cours de chant.

« Ce pseudo, je l’avais choisi à l’ouverture de mon compte Facebook. Quand la production de l’émission m’a demandé un nom d’artiste, prise de court, j’ai donné Ecco. Mais ça sonne bien je crois, les gens s’en souviennent ».

Cette enfant de francs-comtois partis un temps en région parisienne revient à Besançon à l’âge de 5 ans. Entrée au conservatoire, d’abord en éveil musical, elle débute le piano, à 8 ans. « Actuellement, ce sont Anne-Catherine Garnier, ma prof de piano et Romain Billard, en chant, qui me suivent. Ils m’ont encouragée un maximum. » Et même si le répertoire classique est bien évidemment le socle de sa formation, la jeune fille aime écouter aussi bien Radiohead que Jacques Brel.

« Je vais aussi commencer le chant lyrique. J’espère pouvoir intégrer un conservatoire supérieur pour avoir une formation en béton, en musiques actuelles et en jazz également ».

On vous le disait : Ecco a déjà tout d’une grande…

Liens vers ses passages TV :
Ecco – « Voyage voyage » (Desireless) – Ecco | There must be an Angel | Eurythmics – Ecco | Rolling in the deep | Adele – Ecco – « Life on Mars » (David Bowie)

©Jean-Charles Sexe