Le 1er Octobre 2016, alors que la Friche artistique de la Rodia résonnait au son de sa carte blanche pour le Festival Détonation, le beatmaker et producteur Zerolex présentait quelques-uns des morceaux de son premier album M.I.L.D, disponible depuis le 16 décembre à l’achat et sur les plateformes d’écoute en ligne, rencontre avec l’artiste…

Depuis presque 10 ans, l’artiste bisontin, membre du quatuor Cotton Claw, joue de la machine et chasse les sonorités pour construire une Electro fine et travaillée. Après plusieurs collaborations et la réalisation de 4 EP, Zerolex a voulu développer un travail plus global dont résulte M.I.L.D. Regroupement de 8 morceaux cohérents, comme une histoire, mais retranscrivant chacun un univers bien particulier, l’album est empreint de teintes hip hop & house mais va puiser ses origines dans des genres bien plus anciens entre aspérités funk des années 70’ et sonorités afro-américaines 90’.

M.I.L.D est en quelque sorte un voyage dans le temps où se croisent les époques et les technologies sous le regard et l’oreille moderne de Zerolex. Preuve en est, à chaque morceau de l’album correspond une création visuelle imaginée par l’illustrateur bisontin Renaud Vigourt, comme un prolongement conceptuel de l’expérience portée par M.I.L.D.

Que vous soyez ou non adepte de musiques électroniques, les influences portées par Zerolex et les ambiances créées au fil de M.I.L.D ne vous laisserons pas indifférent, à découvrir donc. Pour les non-initiés, l’artiste recommande le titre « Familly Tree » qui illustre avec le plus de sincérité ses influences.

©Nicomiot

Pourquoi t’être lancé dans l’électro ? 

J’ai commencé la musique par la batterie, en 2005. Je répétais au Bastion avec des formations plutôt rock, funk, puis j’ai eu envie d’avoir mon projet solo, de créer différemment et devenir mon propre chef d’orchestre.

En 2011, j’ai participé à un atelier consacré la musique électronique animé par le producteur Miqi O à La Rodia, c’est un peu l’acte de naissance de mon projet. S’en est suivi mes premières compositions, mes premières dates et la création de mon groupe Cotton Claw, en 2012. J’espère continuer à vivre de la musique et à faire des concerts comme c’est le cas depuis deux ans maintenant !

La musique à Besançon ?

Besançon est une ville idéalement placée, entre Dijon et la Suisse, entre Lyon et Strasbourg… C’est un carrefour important avec un vrai public de curieux, d’aficionados friands.

Par rapport à la taille de la ville, il y a un énorme vivier de musiciens et d’associations qui proposent des événements/concepts intéressants ( Concerts en Aparté, Le Dos Argenté, Wood Up… ) et qui méritent d’avoir plus de moyens pour se développer.

Quels sont les meilleurs coins à Besac pour un Zikos ?

Il y a quelques années, j’aurais répondu La Cour des Miracles, où j’ai découvert un grand nombre de groupes très pointus, dans un cadre bien underground.

Aujourd’hui Les Passagers du Zinc restent la grosse référence rock de la ville. J’aime beaucoup le Tandem également qui propose régulièrement des DJ Sets et des bonnes bières.

Il est vital que ces lieux perdurent et que d’autres se créent pour permettre aux artistes de s’exprimer, aux gens de se rencontrer, d’échanger, de découvrir, de décompresser aussi.

Carte Blanche à Détonation, impressions ?

Je suis ravi que la Rodia m’ai fait confiance en me proposant de programmer une soirée entière à la Friche.

J’ai souhaité invité des artistes avec qui j’ai déjà collaboré, de près ou de loin,  comme les locaux Lilea Narrative et Oblique, le Caennais Superpoze ou le Marseillais French 79.

C’était aussi une première pour dévoiler ma scénographie et les morceaux de mon premier album donc c’était un enjeu assez important pour moi mais la soirée s’est très bien passée, beaucoup de monde et des retours positifs.

Des groupes bisontins à écouter ?

Sorg, avec qui j’ai fais mes premières armes dans le HipHop !

Oblique, qui proposent une formule vraiment originale à la croisée des musiques électroniques et du Jazz.

Spanked, un duo rock très bruyant qui fait beaucoup de bien.

Matanzas pour voyager du côté de l’Amérique Latine.