Les entreprises du numérique ont connu une année faste en 2018 avec plusieurs développements spectaculaires, des implantations à l’international, des rachats ou intégrations de groupes mondiaux… De belles promesses. 

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles », poétisait Oscar Wilde. C’est ce qu’ont dû se dire les dirigeants de Digital Surf lorsqu’ils ont appris que la NASA avait sélectionné leur logiciel pour étudier les roches de la planète Mars. Un appareil photo pour immortaliser ce moment aurait été le bienvenue. Celui de l’entreprise Pixii crée par David Barth aurait répondu à ces attentes. C’est en effet le premier appareil photo numérique français…et il est made in Grand Besançon. Et cet appareil aurait aussi fait des merveilles auprès de Xavier Labourier et Dimitri Dragoumis fondateurs de la société Quarks Safety qui a reçu deux prestigieux prix de l’innovation aux salons internationaux Préventica et Expoprotection. Leur solution révolutionne la prévention des risques dans le monde de l’industrie chimique. Elle permet aux industries de gérer efficacement les FDS (fiche de donnée de sécurité). Une application aisément exportable puisque d’ores et déjà disponible en 7 langues…

Applications, logiciels, internationalisation…

Car c’est à souligner, le territoire grand bisontin ne manque pas de ressources dans le domaine numérique. La société Teekers créée par Alae Quarjouane en est d’ailleurs la démonstration la plus vive. Il a configuré une application smartphone « assistant shopping » qui dirige spontanément les clients locaux vers les boutiques géographiquement proches. Malin !

Outre Teekers, ADEO qui fête ses 45 ans cette année, fut précurseur dans l’intégration de systèmes informatiques etl’entreprise poursuit son développement depuis Palente, Lamster voit son logiciel de gestion RH sélectionné par le groupe Accor ou encore Skinsoft et son logiciel de gestion et de publication de collections à destination des musées est de plus en plus prisé à l’international. Dans le domaine de la muséographie l’entreprise LIVDEO se distingue également. Ils ont conçu un système innovant pour que les visiteurs d’un site historique puissent avoir accès à un audioguide sur leur smartphone sans connexion internet. Toujours à l’international, le groupe NETALIS s’implante à Hong Kong et aux Etats-Unis notamment. Et pour s’intégrer dans un marché mondialisé c’est toujours mieux de parler anglais et dès le plus jeune âge…c’est tout l’objectif de l’application Holy Owly pour apprendre l’anglais aux enfants de manière ludique.

Rachat, fusion, croissance

Il a aussi été question, de fusion et de rachat avec de belles perspectives. La multinationale bisontine Parkéon, leader mondial de la bilplétique, a fusionné avec son principal concurrent Cale pour devenir le géant Flowbird.

Frec’n’sys, la start-up née en 2013 d’un transfert de technologie de l’Institut FEMTO ST, entre dans le giron du leader mondial des matériaux semi-conducteurs, l’entreprise Soitec. Cas de figure semblable pour Hiptest rachetée par l’éditeur américain Smartbear et qui va également poursuivre son développement dans le Grand Besançon.

Quant au Datacenter de Besançon, il est racheté à 100% par la société française Euclyde.

Enfin, le Groupe Cibest s’étend en reprenant le Groupe de vidéo-protection Eolane à Angers et devient le leader national du marché des solutions embarquées pour l’information et la sécurité des transports de voyageurs.

Des événements pour structurer et rayonner

Et pour structurer et faire rayonner cette filière numérique porteuse, l’association Silicon Comté organise des événements avec des intervenants de haute qualité qui font souvent autorité dans leur domaine. L’autre événement phare localement, est organisé par le Grand Besançon en partenariat avec la CCI du Doubs. La deuxième édition des Journées Granvelle Besançon a permis de mettre en lumière les entreprises locales dans un vaste dossier national consacré à notre territoire par l’hebdomadaire Les Echos. L’intelligence artificielle au service des habitants place, d’après la rédaction, Besançon comme une future ville citizen centric… Le futur se programme ici aussi.