Aux côtés des jeunes adultes

Une aide qui peut s’avérer cruciale pour des jeunes dont certains ont été fragilisés par la crise sanitaire.

À Besançon, le taux de pauvreté chez les moins de 30 ans atteint 35 %, à comparer aux 9 % pour les plus de 75 ans. Face à ce constat, la Ville a adopté un Plan Jeunes, mis en œuvre par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).

« Celui-ci constitue à la fois le bras armé et la boussole de la politique sociale de la Ville pour apporter des solutions aux personnes faisant face aux difficultés de la vie, explique Sylvie Wanlin, Vice-Présidente du CCAS et adjointe aux Solidarités. Son action cible les publics majeurs isolés ou en situation de fragilité. Elle s’articule notamment avec les missions du Département, en charge des familles et des personnes porteuses de handicap. Avec la crise sanitaire, nous avons particulièrement élargi notre champ d’action en direction des jeunes. S’adressant aux 18-25 ans sans enfant, notre Plan Jeunes prévoit, entre autres, une aide en faveur de la mobilité – allouée à 300 personnes –, permettant de financer des abonnements Ginko, des cours de conduite, l’achat d’un véhicule… Le Plan intervient aussi sur les questions de santé, d’aide alimentaire ou de soutien financier pour l’inclusion numérique. Ces aides sont assorties d’un suivi par un travailleur social pour favoriser et pérenniser l’insertion des jeunes. »

Parmi ces derniers, les étudiants ont été singulièrement frappés par la crise sanitaire (voir encadré) : près d’un tiers ont présenté des signes de détresse psychologique, après le premier confinement. Plus globalement, une personne sur sept a souffert de syndromes dépressifs chez les plus de 15 ans, sur la même période.

« En matière de fragilité mentale, le CCAS et le Centre Hospitalier de Novillars copilotent le Conseil Local de Santé Mentale qui fédère 180 personnes impliquées provenant de 80 institutions et associations différentes, explique Sylvie Wanlin. Suite aux confinements, la Ville a aussi intégré un onglet « Santé mentale » sur son site pour présenter toutes les ressources mobilisables sur le sujet. Cinq Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM), dont deux gérés par le CCAS, permettent aux personnes fragilisées de nouer des liens autour d’activités partagées. Un sixième GEM est en réflexion à Planoise. L’enjeu est d’éviter un isolement durable chez certains. »

Etudiants : de l’aide d’urgence à des dispositifs pérennes

Les effets de la crise sanitaire impactent autant des boursiers, que des non-boursiers ou des étudiants internationaux, note d’emblée Anne Tatu, Vice-Présidente de l’université de Franche-Comté, en charge de la Vie étudiante. Face à leur précarité croissante, des réponses ont été apportées, dès le premier confinement, grâce à un fonds d’urgence de 700 000 € qui sera remplacé, à l’avenir, par un fonds d’action sociale. Plusieurs mesures d’urgence ont ainsi été pérennisées. Par exemple, l’aide alimentaire a débouché sur L’Agorae (photo ci-dessus), une épicerie solidaire, ouverte à La Bouloie en 2021, pilotée par une association étudiante, la BAF, en lien avec le service social du Crous. Près de 130 étudiants en sont actuellement bénéficiaires. Les dispositifs visant à réduire la fracture numérique sont renforcés avec une flotte de plus de 250 PC en prêt dans nos BU et composantes. La lutte contre la précarité menstruelle se poursuit avec l’installation de distributeurs de protections périodiques. Pendant la crise sanitaire, beaucoup de jobs étudiants ont également disparu. Pour être durables, les réponses apportées sur ce plan visent à concilier temps de travail et réussite des études, notamment à travers des contrats emplois étudiants (CEE). Ce dispositif, avec horaires adaptés, a permis de mettre en place des tutorats pour lutter contre le décrochage des étudiants de 1ère et 2e année. Nous discutons d’ailleurs avec la Ville pour créer des contrats d’animateurs périscolaires. On le sait, la crise a aussi mis en lumière des problématiques de fragilité mentale chez les étudiants.”

Nous avons donc ouvert une ligne écoute-info, au 03 81 66 55 66, pour répondre à celles et ceux qui sont confrontés à des difficultés psychologiques, pédagogiques, matérielles ou sociales. Le but est de les orienter vers les services et dispositifs qui sauront répondre à leurs besoins.


Le dossier

Partie 1

L’action sociale : solidaire et nécessaire

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Partie 3

Favoriser l’autonomie

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