4 – La collecte des eaux usées

Bassin-orage-La-Malcombe

J’ai fait mon œuvre et suis désormais considérée comme une goutte d’eau usée ! Je retourne dans les tuyaux de collecte. Dans le Grand Besançon les habitations ont majoritairement un tuyau unique pour envoyer les eaux usées dans les égouts et vers la station d’épuration. Cela nécessite des infrastructures supplémentaires avec des stations d’épuration plus grandes en capacité d’accueil  et la construction de bassins d’orage comme celui de la Malcombe inauguré en 2023 et qui est l’un des plus grands de France.

La collecte des eaux usées : trouver la bonne formule

Historiquement, dans le Grand Besançon lorsqu’on construisait des logements on privilégiait un seul tuyeux pour la collecte des eaux usées et celle des eaux de pluie. Ce système moins couteux au départ nécessite en aval des aménagements plus importants (station d’épuration plus grande, bassins d’orage etc.) pour traite les eaux usées puisque les débits sont très importants en cas de fortes pluies. Le Grand Besançon poursuit deux objectifs :

a. S’adapte à l’existant avec la construction de bassins d’orages

Le bassin d’orage de La Malcombe l’un des plus grands de France aura couté 10 M€ au Grand Besançon. Inauguré en 2023, ce bassin d’une capacité de 20 000 m³ (l’équivalent de 4 piscines olympiques) a pour objectif de stocker temporairement le mélange d’eaux usées et pluviales du réseau d’assainissement, qui ne pouvait auparavant être traité intégralement à la station d’épuration de Port Douvot en cas de fortes pluies, et qui était alors rejeté directement dans le Doubs. Désormais, ces eaux seront stockées dans le bassin pendant les périodes de pluie et restituées à débit contrôlé à la station d’épuration pour être traitées. Ce dispositif devrait permettre de réduire de 25 % le volume annuel d’eaux non traitées rejetées dans le milieu naturel.

b. Mettre les réseaux de collecte en séparatif sur les nouveaux projets 

GBM a poursuivi en 2023 les travaux de déconnexion des réseaux d’assainissement et des réseaux d’eaux pluviales, notamment place de la Bascule et rue Gambetta à Besançon. Chaque action de déconnexion en plus de participer à la réduction de la pollution perdue par temps de pluie, contribue à la recharge des nappes phréatiques et à la résorption des îlots de chaleur. Les eaux pluviales canalisées dans des tuyaux sont des eaux qui doivent par ailleurs être inutilement traitées en station d’épuration, et qui vont quasiment sans délai alimenter la rivière. Elles ne servent en outre pas au rechargement des nappes phréatiques.

Le projet Préventox pour les entreprises

Le Grand Besançon avec l’Agence de l’eau et la CCI ont créé le programme Préventox pour accompagner 1 500 entreprises situées sur les bassins versants de l’Ognon et du Doubs, y compris le périmètre du Marais de Saône. L’objectif est de réduire ou supprimer les rejets toxiques des entreprises dans les réseaux d’assainissement, d’améliorer leur système d’épuration et de réduire les rejets au milieu naturel. Près de 150 entreprises ont été diagnostiquées depuis 2019, et 1,3 M€ de subventions ont permis de co-financer 28 dossiers de travaux.   

Partager cet article :