Soutenons nos commerçants : Ils investissent la toile

La situation sanitaire exceptionnelle que nous vivons est très difficile pour chacun. Elle touche à ce que nous avons de plus précieux, notre santé, nos liens, notre avenir. A l’image de la population, les commerces ont été fortement impactés. Malgré les difficultés, les commerçants ont fait face avec courage et détermination. Quand cela a été possible ils se sont réinventés en innovant dans leurs méthodes de vente comme le montre les quelques exemples que nous avons sélectionnés.

Cette crise historique a aussi révélé tout l’esprit de solidarité qui caractérise particulièrement notre territoire bisontin. Les commerçants entre eux se sont serrés les coudes et les consomm’acteurs grand bisontins ont joué le jeu avec une implication remarquable parfois.

A leurs côtés, Grand Besançon Métropole a joué tout son rôle en multipliant les initiatives, les mesures et les aides financières en partenariat avec l’Etat, la Région Bourgogne Franche-Comté et les communes notamment.

Coup de projecteur sur une mobilisation générale pour sauver nos commerces vitaux pour l’attractivité de notre territoire. 


Formule Cash exploite la toile 

« Nous sommes un peu l’équivalent de Darty, mais en occasion » souligne d’emblée Fabien Labourot, gérant de Formule Cash à Besançon. Ici, multimédia et électroménager voisinent en effet avec les jeux vidéo. Cet indépendant vendait énormément en boutique jusqu’au confinement mais a dû modifier sa façon de travailler pour faire face : « J’aurais pu rester ouvert puisque j’ai une partie multimédia. Mais mon fournisseur c’est le particulier. Or, il n’avait pas le droit de venir vendre… Il y a donc fallu s’adapter pour traverser cette période du mieux possible ». 

Dès lors, Fabien opte pour la vente en ligne de sa marchandise sur des sites comme le Bon Coin, E-bay ou Rakuten. Il photographie et dépose des dizaines d’articles et informe sa clientèle sur facebook. « C’est une autre façon de travailler complémentaire au magasin physique. Ça fonctionne comme une boutique et on élargit sa clientèle à toute la toile puisque j’ai vendu dans toute la France ». Malgré cela le magasin a enregistré une très importante perte de son chiffre d’affaires : « Bien que les ventes en ligne nous aient donné une bouffée d’oxygène, sans le prêt garanti de l’état et les 10 000 € d’aides, je ne m’en serais pas sorti. Mais il faut voir les choses positivement et se dire qu’avec cette évolution de nos pratiques de vente mêlant physique et digital nous allons repartir sur les bons rails ».

Retrouvez Formule Cash sur Facebook


Easy-gliss surfe sur le net 

Spécialiste de l’univers ski, snow, en matériel neuf et d’occasion mais aussi en textile, Easy-gliss Besançon a comme beaucoup été surpris par le 1er confinement. « Mais nous avons heureusement un site en ligne, qui était déjà opérationnel explique le gérant, Loïc Bernard. Ça a permis de limiter la casse. » Dès le confinement automnal, Easy-gliss s’est aussitôt lancé dans le click and collect, « il n’y avait que quelques boutons à paramétrer, on n’a pas hésité et ça fonctionne très bien. Tellement même que le clic and collect a augmenté de 30 % : nous allons le laisser en place ». Et pour informer la clientèle, Easy-gliss a communiqué sur l’ensemble des réseaux sociaux tout en envoyant des newsletters à un fichier de 20 000 adresses. « Bien sûr cette nouvelle façon de consommer a des répercussions : on s’aperçoit que le trafic est moindre en magasin. Les vendeurs deviennent de plus en plus des préparateurs… C’est une évolution à laquelle on s’adapte du mieux possible. Aujourd’hui, on espère aller au bout de la saison sans accroc pour pouvoir lisser le manque à gagner, de l’ordre de 500 000 € ». 

Retrouvez Easy Gliss sur son site internet et sur Facebook


Le marché Beaux-Arts mise sur le réseau et la solidarité 

Ouvert un temps de façon restreinte, avec parfois une jauge réduite, le marché Beaux-Arts a fait front, au printemps comme à l’automne. Sur les 24 professionnels installés alors (22 aujourd’hui), 18 ont pu rester ouverts durant les deux confinements. « Nous avons joué le collectif souligne Jean-Jacques Pichon, président des commerçants du marché. Dès le début, nous avons mis en ligne, sur notre page  Facebook marché beaux-arts, un flyer avec la liste et les téléphones des enseignes ouvertes, mais aussi une vidéo pour nous représenter ». Une démarche nouvelle pour une grande partie de ces commerçants pas toujours acculturés aux réseaux sociaux. Mais en revanche, s’il y a un domaine qu’ils connaissent c’est bien la solidarité : « Une fois les commandes passées auprès de chacun, explique-t-il, nous proposions un retrait en drive au niveau du parking Beaux-Arts, pour ceux qui, pour une raison de santé ou autre, ne pouvaient récupérer leurs achats dans le marché. Pour les personnes âgées ou empêchées de se déplacer, nous avons organisé des livraisons groupées à leur domicile, à tour de rôle. Cela a très bien fonctionné et cela pourrait perdurer. Il y a vraiment eu un esprit de cohésion et d’entraide entre tous ».

Retrouvez le marché des Beaux-Arts sur Facebook


Beauté Natur’Elle se met en scène 

Drive, tutos, réseaux : à Beure, Emilie Koeller a développé une véritable stratégie anti-confinement pour son institut de beauté « Beauté Natur’Elle ». Pas de chance pour la jeune femme, qui passait d’un local en location à un bâtiment construit tout exprès, l’ouverture était prévue le 17 mars… jour du 1er confinement. Qu’à cela ne tienne, Emilie a aussitôt mis en place un service de drive. « Je suis sur place, avec des clientes fidèles qui achètent tous les mois : elles m’appelaient ou m’envoyaient un mail et je les retrouvais sur le parking, avec leur commande. Beaucoup d’autres ont été sensibles à la situation et ont acheté mes produits pour soutenir le petit commerce ». Dès avant le 2e confinement, la jeune femme avait tout prévu : « J’ai beaucoup communiqué sur ma page Facebook, proposé des tutos de maquillage et de soin, des lives pour du déstockage… On m’en redemande aujourd’hui ! J’ai aussi laissé des coffrets à la boulangerie et à l’épicerie du village restés ouverts, qui ont joué la solidarité à fond ». 

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Tous réseaux à l’Annexe by l’Atelier 

Il y a le salon de coiffure l’Atelier à Besançon et depuis 18 mois, l’Annexe by l’Atelier, à Saône. Eric Pinto, le patron, très présent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années, y a intensifié sa présence dès la mi-mars. « En coiffure, Instagram fonctionne très bien : une belle coupe, une jolie couleur, et je publie. L’important est de rester présent. J’ai en parallèle proposé la réservation en ligne pour les rendez-vous et du click and collect pour les produits, mais le rendement est moindre. Et je suis référencé sur Google Business, ça aide à se faire connaître. Nous avions très peur du retour : allions-nous travailler, à quel rythme ? ». Malgré les contraintes, la distanciation, la désinfection après chaque client, la reprise a bien fonctionné. « Quand le couperet est tombé au 2e confinement, on l’a tous très mal vécu, car tout était en place en matière de sécurité. Mais je n’ai cessé de communiquer, sur Facebook aussi, car nous avons vraiment besoin des clients en coiffure : pas moyen de vendre en ligne comme le prêt-à-porter. »

Retrouvez L’annexe by l’Atelier sur Facebook


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