John-Mikaël Flaux, Automatique

À l’heure de l’inscription des savoir-faire horlogers à l’Unesco, John-Mikaël Flaux, automatier, est un vivant exemple de cette maîtrise des rouages et de la précision.

À 30 ans, il a à son actif deux modèles de « car clock », autrement dit des automates à la fois voitures et horloges de table… qui avancent tout en donnant l’heure. « Inspirées des Bugatti de course des années 30, elles mélangent les fonctions dites complications et l’art mécanique. Mon défi était d’installer un système horloger sous le capot à la place d’un moteur, et de le montrer. »

Douze petits bijoux tous différents qui avancent de 30 cm par jour et cachent l’heure dans leurs roues arrières et nécessitent un mois de travail chacune. Passé par un diplôme des métiers d’art horlogerie à Morteau, le jeune homme a fait ses armes en Suisse, auprès de la manufacture Ulysse-Nardin. Défenseur des valeurs horlogères comtoises, il réalise ses pièces à 80 % et travaille le plus possible avec les entreprises locales. Pour sa dernière création, John- Mikaël a opté pour un guépard en laiton et acier brossés, incroyable automate dont chaque partie du corps bouge pour sonner l’heure. « Il court au ralenti, une sorte de course contre le temps, lui qui est menacé d’extinction. » Les collectionneurs sont prêts à débourser une somme à cinq chiffres pour s’offrir ces condensés de rêves mécaniques.


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