Nancy Peña, en haut de l’affiche

La Bisontine de coeur et d’adoption, Nancy Peña, auteure de bandes dessinées et illustratrice pour la jeunesse, signe l’affiche de la 6e édition de Livres dans la Boucle.

Quelle a été votre source d’inspiration pour illustrer l’affiche du festival Livres dans le boucle ?

Je voulais trouver quelque chose qui fasse référence à la Boucle bien sûr et au titre de la manifestation. D’où cette idée de vue en plongée sur cette petite jeune fille, avec son livre et son chat, lovés sur la boucle du Doubs qui suggère un tapis. La perspective montre leur posture arrondie, il n’y a pas d’angle dans le dessin. Tout est en douceur et en rondeur… comme la Boucle. Il y a les courbes des dessins du pantalon, mais aussi les volutes des cheveux de la jeune fille, la queue du chat qui s’enroule : je voulais que ce soit léger et aérien, que ces personnages inspirent la sympathie, et que la Boucle en arrière plan soit un signal graphique fort.

Ce sera votre seule contribution à Livres dans la Boucle ?

Non, j’ai signé pour cinq affiches, l’idée étant d’avoir un fil conducteur au fur et à mesure des éditions, afin que le festival soit toujours plus reconnu, localement et nationalement. Autour du symbole de la Boucle qui peut évoquer un décor différent (une table, un fauteuil…), je construirai sans doute quelque chose avec le même graphisme, peut-être avec les mêmes personnages. C’est aussi un travail d’équipe avec les organisateurs de Grand Besançon Métropole.

Comment devient-on dessinatrice, qui plus est reconnue par la profession ?

J’ai toujours eu beaucoup de chance ! Je suis agrégée en arts appliqués, mais après quelque temps dans l’enseignement, j’ai su que ce métier n’était pas pour moi, étant d’un tempérament assez solitaire. J’ai envoyé des
planches sur un site, et les éditions de La Boîte à bulles m’ont rapidement contactée. J’ai publié mon premier album en 2003, Le Cabinet chinois, et de nombreux albums jeunesse et de bande dessinée ensuite (les Nouvelles aventures du chat botté, le bestiaire de l’Olympe…). Depuis 2013, je signe la série Médée, une bande dessinée mythologique avec Blandine Le Callet au scénario, chez Casterman.

Que pensez-vous de Besançon, votre ville d’adoption ?

J’y suis arrivée en 2003, justement pour mon premier poste d’enseignante. J’ai fait mes études à Paris, et je suis Toulousaine, mais ici, j’ai trouvé la taille de ville idéale… qui plus est une ville verte, c’est vraiment ça que j’adore. On peut en sortir très vite et se retrouver tout de suite en pleine nature, avec la forêt toute proche, où je vais fréquemment dessiner.