Rencontre avec Berth

Berth dissimule 35 ans de carrière dans le dessin de presse (Spirou, l’Est Républicain, Siné Mensuel, Mon Quotidien) sous une attitude humble et un regard amusé.

Mais, trempée dans l’amertume de notre actualité diffusée au travers d’une « information devenue presque caricaturale et que l’on ne fait que paraphraser », la pointe de son crayon pique et chatouille en même temps. Sur des sujets comme l’environnement, le genre, la fin de vie ou le féminisme, l’illustrateur garde son âme d’enfant et scande que tout ça, c’est « Bien fait », titre de son prochain ouvrage à paraitre le 6 mai.

Nous avons une responsabilité de notre propre finitude. J’ai fait un choix raisonné de dessins humoristiques, parfois un peu violents, parfois un peu vulgaires, mais souvent absurdes sur ce qui se passe dans notre société. Je souhaite aussi mes dessins pérennes, hors contexte. 

Berth a donc volontairement fait l’impasse sur le sujet dont on ne prononcera pas le nom, en 5 lettres et qui rime avec acide, un peu comme le goût qu’il nous a laissé ces deux dernières années. Mais l’artiste suit pour ce nouveau recueil sa recette fétiche : une pincée de cynisme, une cuillère à soupe de sexe, une bonne louche d’humour. Allez, à table ! « Bien fait ».


Infos pratiques

Ed. Rouquemoute. 23 €.

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