Le meilleur de la rentrée littéraire

Avec plus de 520 parutions, dont 75 « premiers romans », la rentrée littéraire 2021 offrira son lot de découvertes. Côté « valeurs sûres », de belles plumes seront aussi au rendez-vous. Petit coup de projecteur sur huit auteurs particulièrement attendus à Livres dans la Boucle…

Sorj Chalandon,

Enfant de salaud

Il le dit lui-même : Sorj Chalandon est un Enfant de salaud. Après Profession du père, il creuse le portrait de son père fou et violent, en en explorant les années de jeunesse. Les archives lui révèlent l’histoire d’un gamin qui a porté cinq uniformes différents sous l’Occupation. L’ancien journaliste met son histoire familiale en parallèle avec le procès Barbie qu’il a couvert en 1987. Son père était alors dans le public…

Nina Bouraoui,

Satisfaction

Madame Akli s’est installée à Alger après l’Indépendance par amour. Au fil des journées, elle écrit dans un carnet ce qu’elle ne dit à personne : qu’elle n’est plus la jeune femme arrivée pleine de rêves, qu’elle s’est peut-être trompée de vie… Un roman brûlant autour de l’amour qui s’égare, du désir qui fait perdre la raison.

Marie Darrieussecq,

Pas dormir

Marie Darrieussecq raconte vingt ans d’insomnie et de recours à toutes sortes de remèdes… Son livre est aussi hanté par une question : « Qui est-ce qui ne dort pas quand je ne dors pas ? ». Elle mène l’enquête dans la littérature : Woolf, Gide, Kafka, Césaire… Ces auteurs ne parlent que de ça. Comme si écrire, c’était ne pas dormir.

Catherine Cusset,

La définition du bonheur

Deux femmes : Clarisse, grande amoureuse, porte en elle une faille annonçant le désastre ; Ève développe avec son mari une relation stable. Un lien mystérieux les unit. À travers leurs destins croisés, des années 1980 à nos jours, ce roman pose un regard singulier sur le rapport des femmes au corps et au désir, sur l’amour, la maternité, le vieillissement et le bonheur.

Jean-Baptiste Del Amo,

Le fils de l’homme

Après plusieurs années d’absence, un homme entraîne sa compagne et leur fils dans une maison isolée où lui-même a grandi auprès d’un patriarche impitoyable… Remarqué avec Règne animal, Jean-Baptiste Del Amo continue d’explorer les thèmes de la transmission de la violence entre générations, et de l’éternelle tragédie qui se noue entre les pères et les fils.

Clara Dupont-Monod,

S’adapter

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux qui s’échappent dans le vague. Un bébé éternel qui trace une frontière entre sa famille et les autres. Comme dans un conte, la force vient des enfants. L’aîné qui protège, la cadette qui sauve la famille à la dérive, le dernier qui réconcilie les histoires… La naissance d’un enfant handicapé, vue par sa fratrie. Un livre lumineux.

Marin Fouqué,

G. A. V.

Une nuit en garde à vue en compagnie d’une jeune femme qui travaillait en entrepôt, d’émeutiers, d’un cadre en dégrisement, d’un jeune homme embarqué pour délit de faciès… Leur portrait compose la radiographie d’une société française fracturée par le mépris, l’égoïsme et les préjugés. Une société dont la jeunesse est abandonnée entre détresse et colère. Par l’auteur du premier roman 77.

Philippe Jaenada,

Au printemps des monstres

1964, le corps d’un enfant parisien est retrouvé dans un bois. Un corbeau qui se dit l’assassin inonde les médias et les parents de la victime de lettres odieuses. C’est un infirmier qui, arrêté, avoue puis se rétracte. Incarcéré quarante et un ans, il ne cessera de clamer son innocence… Philippe Jaenada reprend le dossier et révèle que, par intérêt, lâcheté, indifférence ou bêtise, tout le monde a failli. À noter que l’auteur parrainera Scènes de crime, un cycle de rencontres autour des faits divers.


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