Une statue contre les violences

Au 15e siècle à Besançon, la première personne à se faire condamner pour sorcellerie est une femme. Elle s’appelle Henriette, elle est de Crans, et elle marque un malheureux tournant dans l’histoire de la chasse aux sorcières.

Par la suite, l’Inquisition donnera à cette répression qui visait également les hommes, une ampleur misogyne sans précédent, avec la ferme intention d’en finir avec le temps de la femme. Alors on va martyriser, brûler son corps. Cette violence faite aux femmes est toujours d’actualité. Henriette de Crans, que l’historienne Brigitte Rochelandet a fait ressurgir à la lumière de nos mémoires, c’est aussi la voisine de palier battue par son mari ou tuée par son ex-compagnon. C’est en hommage à toutes ces femmes, victimes d’hier et d’aujourd’hui, que l’artiste Anne-Valérie Dupond inaugurera son œuvre le 27 novembre prochain à Chamars, avec en toile de fond la journée mondiale internationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes organisée l’avant-veille, le 25 novembre.


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