AMAP : un modèle économique, citoyen et résilient

Depuis 2001, des AMAP (Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) se développent à travers la France.

Le Grand Besançon ne fait pas exception avec un modèle qui fait florès depuis quelques années comme l’explique Sébastien Barbati à la tête désormais du réseau des AMAP BFC : « Au départ c’est un mouvement citoyen qui s’intéresse à la qualité de notre alimentation. L’idée est donc simple : établir un partenariat gagnant-gagnant entre les citoyens et des producteurs locaux. » D’un côté en effet, la garantie pour le consom’acteur de bénéficier de produits écologiquement sains au prix juste, issus
d’une ferme de proximité, et de l’autre, le maintien et le développement d’une agriculture paysanne de proximité écologiquement soutenable.

Un modèle en développement

« L’AMAP du Panier de l’Aneth fut la première AMAP que nous avons soutenue, se souvient Sébastien Barbati. Désormais ce sont près de 200 familles qui y adhèrent et génèrent plus de 80 % du chiffre d’affaires des 3 maraîchers auxquels se sont ajoutés d’autres producteurs au fil du temps. » Enjeu : trouver des terres agricoles disponibles. Un succès qui en appelle d’autres car l’association est à l’interface entre les consommateurs et les agriculteurs locaux : « Nous avons un rôle d’accompagnement pour aider des maraîchers à trouver des terres et à s’installer. Dans le même temps nous déployons plusieurs actions pour faire connaître ce système et inviter les habitants à y adhérer. » Deux autres projets ont vu le
jour localement et ce n’est peut-être pas fini : « La difficulté majeure réside dans la recherche de terrains agricoles pour les futurs maraîchers. C’est aussi pour ça que nous avons intégré le Projet Alimentaire
Territorial (PAT) du Grand Besançon pour travailler à cet enjeu essentiel pour nous. »